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fabiendu59124 (0 vidéos | 0 amis)

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hunderdome est un concept axé sur les musiques électroniques hardcore et gabber, principalement utilisé en tant que franchise médiatique et désignant une variété d'événements, de compilations et autres produits dérivés. Thunderdome est, à l'origine, un festival de musique organisé par l'entreprise événementielle néerlandaise ID&T. Le premier évènement Thunderdome se déroule le 20 juin 1992 à la patinoire du Thialf de Heerenveen, aux Pays-Bas.
Au fil des années, tant les festivals que les compilations Thunderdome gagnent en audience, d'abord aux Pays-Bas puis en Europe, marquant par la suite une influence massive dans le monde entier. Thunderdome est l'un des concepts phares de la culture gabber durant les années 1990. Cependant, le festival connait une phase critique durant le début des années 2000 ce qui mènera à sa fermeture temporaire. Il connaît un nouvel essor durant la deuxième génération gabber au milieu des années 2000. Toutefois, ID&T annonce la dissipation du concept fin 2012, et une dernière soirée, également intitulée « The Final Exam » en hommage à la toute première rave organisée, achève son histoire le 15 décembre 2012. Néanmoins, l'esprit de Thunderdome perdure au travers de ses fans et de l'émission Thunderdome Radio, toujours active en 2013.Création et popularisation [modifier]

Originellement, Thunderdome est un festival organisé en 1992 par Irfan van Ewijk, Duncan Stutterheim et Theo Lelie, trois jeunes étudiants néerlandais. Ceux-ci créent par la suite leur propre label discographique, ID&T, après la popularisation des soirées et des différents médias relatifs au concept1. Une série de compilations est commercialisée juste après le premier festival2. Par la suite, un logo est créé pour le concept, « The Wizard », représentant un mystérieux sorcier et apposé sur de nombreux produits dérivés lors d'une politique merchandising expansionniste, proposant vêtements et divers accessoires. En parallèle à son partenariat avec Arcade Music, ID&T produit indépendamment ses artistes estampillés Thunderdome, dont la Dreamteam ; les albums, les vidéos et autres vinyles de ses artistes portent la marque Thunderdome1.
Essayant d'étendre l'influence du hardcore et se laissant porter par le mouvement gabber qui connaît au début des années 1990 un fort engouement aux Pays-Bas, le label organise par la suite certains des festivals de musique électronique les plus célèbres, tels que Mystery Land et Sensation Black ; dans la continuité de cette idée, ID&T met sur pied le concept des soirées Thunderdome et les soirées se popularisent au fil du temps3. Les années suivantes, la musique devenait de plus en plus rapide. Les fondateurs de l'événement, Irfan, Duncan et Theo, décident de fonder leur propre label discographique qu'ils baptisent ID&T, un acronyme issu des premières lettres de leurs prénoms1,4 ; Theo quittera par la suite le label. En 1994, Mystery Land est organisé par le label dans le but de former le plus grand événement musical en plein air de tous les temps avec 275 000 watts de musique, un super-écran vidéo, de puissants lasers, soixante DJ's durant la même soirée, de nombreuses attractions et 40 000 personnes à accueillir, en plus des musiques hardcore, trance et ambient5 ; cependant, l'événement n'a pas eu le succès escompté5. La même année, une compilation intitulée Thunderdome X-Mas est commercialisée recensant des compositions spéciales Noël et une campagne publicitaire massive est organisée pour la huitième édition de Thunderdome5. La popularisation en Europe passe par des campagnes publicitaires télévisées, comme en 1994 sur les chaînes du réseau MTV6. En France, les spots publicitaires sont diffusés sur les chaînes publiques, à partir de Thunderdome VIII en 1995 et jusqu'à Thunderdome - Chapter XXI en 1998 avec la participation de Skyrock, puis encore quelques spots ? Thunderdome - Hardcore Rules The World en 1999 et Thunderdome - A Decade Live en 2002 ? avec celle de Fun Radio7.Crises et controverses [modifier]


les Nike Air Max étaient l'une des paires de chaussures les plus répandues dans le mode vestimentaire parmi les adeptes de hardcore.
Malgré le succès des festivals et des compilations, les relations entre les artistes signés chez ID&T et la direction du label ont tendance à se détériorer ? les artistes ont voulu laisser de côté le gabber pour le real hardcore, une tendance qui ressort dans Thunderdome XXIV, mais qui ne fut pas couronnée de succès[réf. nécessaire]. Lassés, certains artistes quittent ID&T pour d'autres labels musicaux rivaux comme Masters of Hardcore8 ou créent leur label indépendant (notamment Buzz Fuzz, Promo et Scott Brown).
Thunderdome était souvent synonyme de hardcore2. Cependant, la scène hardcore fait état d'un grand changement dès 19983. Durant cette période, l'attirance du public pour de la musique rapide s'estompe et par conséquence la rapidité de cette dernière est réduite aussi bien dans les événements que dans les compilations3. Ce nouveau style de hardcore, à cette époque appelé « newstyle », désormais plus influencé par la techno et la trance3, devient apprécié par la gent féminine et les événements deviennent plus sociables et festifs, moins extrêmes2. Désormais, les albums Thunderdome comptent de nombreuses compositions de ce nouveau genre remarquable depuis l'album Thunderdome XXI3. Cependant, cette nouvelle rythmique ne fait pas l'unanimité auprès des fans et certains d'entre eux en éprouvait un profond dégoût car, à leurs yeux, le newstyle n'était rien de plus que du oldschool hardcore composé sous un autre angle, avec le même tempo lent et le même son, qu'ils considèrent comme la « musique pop du hardcore »3. Selon ce même groupe, le newstyle est une « trahison » car le hardcore est censé être agressif et rapide3. Mais paradoxalement, c'est grâce à ce style que des sous-genres nouveaux comme le terror et le speedcore se populariseront dans la scène3. La mode vestimentaire a également connu un profond changement ? des vêtements de marques Aussie, Cavello et Nike Air Max sont portés, ce qui donnera par la suite lieu à des controverses politiques, ce que Thundermagazine dément fortement3. À la fin des années 1990, Thunderdome se trouve à la pointe de la vague gabber, avec des soirées attirant régulièrement plus de 20 000 personnes9. Mais les événements hardcores deviennent particulièrement mal perçus, aussi bien dans les contextes sociaux que politiques, et de nombreuses bagarres éclatent durant les événements2. L'événement Thunderdome '98, pour lequel ID&T espère un grand succès et une ambiance festive ? chaque artiste devant recevoir un trophée pour célébrer les trois millions de compilations vendues ? est cependant gaché par une atmosphère particulièrement tendue et malsaine, avec 90 % du public drogué, et le service d'ordre d'ID&T équipé de lampes de poches et de battes de baseball se lançant à la recherche des groupuscules néo-nazis pour les exclure de la soirée2. L'année suivante, Thunderdome '99 se déroule un peu mieux, mais les 15 000 visiteurs reçus ne sont pas à la hauteur des espérances, le Thialf étant en capacité d'accueillir 25 000 fêtards. L'organisation évoque face à cet échec les conséquences du chaos et de la confusion qui régnait dans le milieu du gabber2. Autre conséquence, les ventes de Thundermagazine baissent à un tel point que le magazine cesse de paraître2.
En 2000, Duncan Stutterheim, cofondateur du label ID&T, donne ses impressions concernant Thunderdome, le hardcore et le gabber2. Selon lui, « Thunderdome est aussi bien un concept qu'une sensation. Thunderdome a toujours propagé de l'énergie, de la force, un sentiment de rébellion et une bonne convivialité. Aller à Thunderdome signifiait passer du bon temps avec d'autres personnes ; ceux qui ont déjà participé à une grande rave peuvent le certifier. [?] Il y a quatre ans, le hardcore était à son apogée. À ce moment-là, un quart des adolescents se disent être des « gabbers »2. » Cependant, la scène hardcore ainsi que les événements Thunderdome traversent une très grave crise au début des années 20002. Du fait de la mauvaise publicité concernant le gabber et de la crainte qu'engendre la scène, il est difficile de trouver des lieux où organiser les événements2. À la base, un événement devait être organisé à Gand, dans la communauté flamande, en Belgique, mais le voisinage, accompagné d'avocats et d'officiels haut placés, militent contre cette volonté, et ID&T n'a alors d'autre choix que d'annoncer l'annulation de ce projet le 2 février 2000 sur son site officiel2. Suite à cette décision, les messages de nombreux mécontents sont envoyés à l'organisateur ID&T2. Cette période sombre touche le public, les DJ's et producteurs, les labels ainsi que les organisations2. Irfan, cofondateur du label ID&T, explique que son entreprise décide alors de laisser Thunderdome de côté, de « mettre le concept au frigo », et de voir « comment la scène peut tenir sans eux2. » Ils organisent ce qu'il appelle « un type équivalent à Thunderdome » au Vechtsebanen d'Utrecht sous le nom de Hardcore Resurrection2.
Résurrection et dissipation [modifier]


Le Jaarbeurs Utrecht, complexe événementiel ayant accueilli à plusieurs reprises les événements Thunderdome.
L'année 2001 marque le retour « fulgurant » de Thunderdome « avec une nouvelle attitude » et réservé aux « vrais fans », c'est-à-dire aux « adeptes qui donneraient leur vie pour voir vivre Thunderdome encore une décennie10. » Ce nouveau départ intervient après le changement radical intervenu au sein de la scène hardcore, aussi bien dans sa musique ? avec l'apparition du newstyle ? qu'au sein de la culture gabber et de sa popularité alors déclinante ; la scène redevient dès lors underground comme à ses commencements, les marques de vêtements Australian et Cavello ont disparu des rues néerlandaises10. ID&T organise une nouvelle soirée dans un nouveau lieu, le Heineken Music Hall, réputé pour son acoustique exceptionnelle10, et s'attache en plus un nouveau slogan : « Fuck The Commerce! » (en français : « Nique le commerce ! »). De plus, le label fait bien comprendre que les skinheads néo-nazis ne sont pas les bienvenus au festival, de telles personnes ayant semé la zizanie lors de la soirée Thunderdome '9810. L'organisateur informe les potentiels fauteurs de troubles via son site internet que les visiteurs portant des vêtements véhiculant un message de haine seraient exclus de la soirée10,11.
En 2002, Thunderdome fête ses dix années d'existence, année durant laquelle la musique gabber fait un puissant retour sur les ondes radio11. L'année 2005 marque une nouvelle période pour le label ID&T, une période de consolidation durant laquelle de très grandes soirées étaient lancées dont le nouveau concept Sensation White4. De plus, Duncan Stutterheim acquiert 50 % de la compagnie s?ur d'ID&T, Q-dance4.
En 2007, Thunderdome fête ses quinze ans d'existence12. Avant cet événement, une grosse campagne promotionnelle est lancée. Thunderdome Radio enregistre une émission spéciale au Studio 80 à Amsterdam, les DJs invités mixant de 18 h jusqu'à 9 h le lendemain matin, l'écoute de l'émission étant accessible au public de 23 h à 6 h12. De plus, deux bandes-annonces sont diffusées à la télévision. La première est rapidement interdite, car elle est d'une extrême violence, et tombe à point nommé pour les détracteurs des auditeurs de hardcore. Présentant les thèmes de profanation et de provocation courants dans la scène gabber ? pornographie sadomasochiste, hentai ou lesbiennes usant de fucking machine, extraits de film d'horreur ou violents comme Orange mécanique ou Requiem for a Dream, torture et crucifiement, toxicomanie et traitement par électrochocs, soldats soviétiques et nazis marchant au pas, explosion atomique, maltraitance animale, kamikaze jihadiste mis en miroir de George W. Bush, répression de manifestations ? mêlés d'images d'événements hardcores ? gabbers dansant à un rythme effréné, DJ aux platines, sonomètre affichant un bon 110 dB ? le tout au moyen de flashes stroboscopiques pouvant faire penser à des images subliminales13, les images ainsi associées semblent assumer les travers prétendus de la scène gabber, violence et racisme12.
En décembre 2012, ID&T fête les vingt ans de Thunderdome, mais organise également la toute dernière soirée du festival. L'engouement des gabbers a été tel que tous les tickets, mis en vente le 28 juillet 201214, ont été vendus avant la soirée, les 23 500 places offertes par le RAI Amsterdam ayant toutes été vendues dès le 15 novembre 201215. Un marché noir s'est ouvert, certaines personnes payant jusqu'à 150 ? leur place16. Suite à l'événement une pétition voit le jour, demandant à ID&T de maintenir Thunderdome en éveil17 ; les fans considèrent en effet que cet événement ne peut pas s'arrêter ainsi. ID&T décide finalement en 2012 de mettre fin au concept et la direction justifie sa décision en arguant de ce que « la passion n'y est plus »18.
Événements [modifier]

Article détaillé : Liste des événements Thunderdome.
Débuts [modifier]
Les premières soirées organisées par trois étudiants ? Irfan van Ewijk, Duncan Stutterheim et Theo Lelie ? se déroulent en 1991, dans un centre de loisirs nommé « Omshanti », situé à Landsmeer, aux Pays-Bas19. La fermeture de Omshanti devant avoir lieu le 1er janvier 1992, ils organisent la soirée d'adieu, à laquelle quelques 300 personnes se rendent, le 31 décembre19. Il s'agit là du début de la collaboration de ce qui va devenir ID&T.
Par la suite, au printemps 1992, les trois étudiants pensent organiser une deuxième soirée, mais optimistes suite au succès de la soirée du réveillon, ils décident de faire les choses en grand, et se lancent dans l'organisation d'une grande rave party pour fêter la fin de leur scolarité1. Les organisateurs souhaitent, au travers de cette soirée, avoir un fort impact médiatique aux Pays-Bas en proposant un nouveau concept de soirée, dont la programmation musicale est basée sur une version plus « hardcore » de la house qui est en train d'émerger aux Pays-Bas20. Pour faire la promotion de cet événement, les trois compères partent pour Hilversum, au studio de radio de Robin Albers qui anime alors l'émission « For Those Who Like To Groove » diffusée dans tous les Pays-Bas, en plus de la distribution de flyers19. « The Final Exam », une soirée d'un genre nouveau, se déroule le 20 juin 1992 à Utrecht, aux Pays-Bas, avec entre 11 et 14 000 personnes présentes19,21. Duncan Stutterheim, cofondateur du label, explique que lui et ses compères n'attendaient que 3 000 personnes (pour 20 000 places en vente) et une telle affluence constituait pour eux une très bonne surprise19. Et même si le nom de la soirée est différent, il s'agit bien de la fondation du concept Thunderdome repris lors des soirées suivantes.
La première soirée portant le nom de Thunderdome a lieu le 3 octobre 1992, à la patinoire du Thialf d'Heerenveen22. Le nom de la soirée, avec « thunder » (en français : « tonnerre »), a été choisi pour marquer les esprits, les beats devant « tonner » durant toute la nuit au sein du Thialf, dont la structure portant la couverture évoque la forme d'un dôme23. Le lineup n'est pas encore totalement orienté hardcore et gabber, ce qui fait que la soirée demeure classée comme étant une « rave party » ou « house party », mais la séparation est proche entre house et hardcore22. Certains des DJ's présents ce jour-là se souviennent de cette soirée comme d'un moment inoubliable, comme notamment DJ Weirdo qui explique : « Je me souviens clairement du tout premier Thunderdome à Thialf, là où j'ai lancé ma première compo' devant 10 000 personnes pour la toute première fois ». De son côté, Dov Elkabas note que « c'était un moment de bonheur, cette nuit avec seulement quatre DJ's aux platines, The Dreamteam. Thunderdome s'est développé si rapidement, comme un coup de tonnerre ». Le concept de la soirée fait la part belle aux effets pyrotechniques, aux lasers, et l'« Octopus », attraction foraine, est installée au c?ur de la salle22, qui constitue par la suite un fil rouge des événements Thunderdome.
1993 marque un pic dans l'enchaînement des soirées, à mettre en parallèle de la sortie de la première compilation Thunderdome. Pas moins de sept events se succèdent cette année-là : The Thunderdome Dome II, le 13 février 1993 au Frieslandhallen de Leeuwarden24 ; Thunderdome III le 13 mars au Statenhal de la Haye ? premier événement à guichet fermé ? 25 ; Thunderdome IV le 3 avril, de retour au Thialf26 ; Thunderdome V le 8 mai au Martinihal de Groningue27 ; The Place To Be le 9 octobre à nouveau au Martinihal28 ; et enfin « Thunderdome '93 », de retour au Jaarbeurs d'Utrecht, le 27 novembre21. L'édition du Martinihal en mai 1993 devait être la dernière édition de Thunderdome (d'où son intitulé initial, « The Final Thunderdome »), que le flyer qualifie d'ailleurs de « légende de la house »27. Néanmoins, ID&T a décidé, devant l'engouement du public, de poursuivre les soirées organisées autour de ce concept novateur et qui a su rencontrer son public. Le retour se fait d'abord timidement en octobre 1993, lors d'une soirée qui n'est pas titrée Thunderdome mais « The Place To Be », que ID&T comptabilise rétrospectivement comme étant la sixième soirée du nom28. Le vrai retour se fait au Jaarbeurs, où 20 à 30 000 personnes remplissent le « Prins van Oranje Hal » tout juste inauguré dans ce qui constitue alors la plus grosse rave néerlandaise21.
Popularisation hors des frontières [modifier]
En 1994, le concept commence à s'exporter, et certains partenariats commerciaux voient le jour. Le 16 avril, Thunderdome arrive en Suisse, avec un concert de 22 h en deux parties, à cheval entre la Stadthalle de Dietikon et l'aéroport de Zurich6. Puis le 24 juin, Thunderdome occupe la plus grande des six scènes de Mystery Land, gigantesque rave coorganisée en plein air par ID&T et TNT, au sein des darses de Maasvlakte, dans le port de Rotterdam29. Ce sera toutefois un échec commercial, TNT s'en relève difficilement et Mystery Land ne reprend qu'en 1996 en collaboration avec ID&T. À peine un mois après, Thunderdome arrive en Allemagne, avec une soirée organisée le 11 juillet à la Sporthalle de Cologne30. 1995 marque un creux dans l'histoire de Thunderdome et du gabber. Retour aux Pays-Bas lors d'une collaboration avec Multigroove à Zaandam, le Jour de la Reine, le 29 avril, et dans un format plus modeste31, puis à nouveau en Allemagne, à Oberhausen, le 13 mai32. Ces soirées comptent entre 4 000 et 5 000 participants. Le 26 août, Thunderdome et Hellraiser font cause commune lors de l'event Digital Overdose - 95 au Sprothallen-Zuid d'Amsterdam ; parmi les six halles occupées, les DJs d'ID&T et d'IST ? société organisatrice des événements Hellraiser ? occupent la salle principale avec deux scènes face à face. Cette soirée se fait sur fond de scission entre le happy hardcore et le hardcore, que représentent les deux scènes. L'opposition entre les spectateurs des deux tendances est affirmée, y compris commercialement33.
Mais 1996 annonce le retour en force de l'événement, avec « Thunderdome '96 - Dance or Die! » au FEC Expo de Leeuwarden34. La soirée est une grande réussite, le public nombreux et les DJs satisfaits de l'ambiance, à en croire The Prophet34. Retour de Mystery Land le 16 juin 1996, coorganisé avec TNT, après l'échec de 1994, cette fois-ci à l'aéroport d'Eindhoven après quelques hésitations quant aux autorisations de la municipalités ? qui ne seront jamais renouvelées pour un festival hardcore ?, après une forte promotion lors de l'émission télévisée Hakkeehhh!! de TMF35. Thunderdome passe ensuite en ex-Allemagne de l'Est, à Schwerin36. Et c'est à Anvers en Belgique que Thunderdome finit l'année37. La soirée dont de belles performances de 3 Steps Ahead, Bodylotion ou MC Rage et son Fuck the Macarena, et les animations spectaculaires (dont du saut à l'élastique au dessus de la foule en plus des désormais traditionnels shows lasers) est un tel succès qu'elle est consacrée en 1997 comme meilleure soirée hardcore européenne en 1996, selon un sondage réalisé par Thundermagazine37,38.
1997 marque une volonté d'étendre la présence européenne du festival, marquée par des concerts en Europe. D'abord le 29 mars en Belgique, à Anvers, au Sportpaleis en partenariat avec la chaîne de télévision Kanaal 2, où le public belge est renforcé de bus venant d'Allemagne, des Pays-Bas et de France, avec seize bus au départ de Paris. Les hymnes sont composés par PCP et les vingt-six personnes qui terminent la soirée à l'hôpital ne semblent pas avoir terni le succès de l'événement38. Ensuite, en Allemagne,à la Turbinehalle d'Oberhausen30 et retour aux Pays-Bas, au Recreatieterrein de Bussloo, lors de « The Blubber Edition », durant laquelle toute la soirée a manqué être gâchée par les averses, la piste de danse se transformant en vaste étendue de boue pour les 25 000 visiteurs39. Thunderdome continue en Belgique avec le concept « Global Hardcore Nation », spécialement conçu pour le Sportpaleis, pour laquelle 120 bus venus des Pays-Bas convergent vers à Anvers, représentant 18 000 danseurs lors de ce qui était considéré deux ans plus tard par un sondage de Thundermagazine comme la meilleure soirée hardcore de tous les temps, faisant la une de la Gazette d'Anvers. Cette soirée marque également les adieux à la scène de DJ Weirdo40. L'année s'achève de retour aux Pays-Bas, à Overijssel, lors d'un coorganisation avec Ravers Religion38. En 1998, Thunderdome retourne en Belgique, fort du précédent succès de son « Global Hardcore Nation ». Mais pour sa deuxième édition, l'ambiance n'est pas la même, l'organisateur incriminant les restrictions imposées par la municipalité en matière de niveau sonore41. Durant l'été, Thunderdome constitue la plus grande des huit scènes de Mystery Land42, puis nouvelle coopération avec Hellraiser lors du Digital Overdose 199843. Et l'événement « Thunderdome '98 », en novembre à Leeuwarden, est marquant d'un point de vue stylistique, officialisant l'arrivée du newstyle et sa confrontation avec le terror ; l'opposition est franche entre les partisans du newstyle, plus dansant, plus lent et plus « féminin », et ceux du terror, se revendiquant davantage intransigeants et rapides. L'événement est également l'occasion pour ID&T de faire une belle opération de communication, célébrant le franchissement de la barre des 3 000 000 compilations vendues, et de proposer à cette occasion un concours de djing. Toutefois, la soirée est gâchée par la présence importante de groupes politisés d'extrême droite, et de nombreuses bagarres éclatent durant la soirée3.
En 1999, Thunderdome revient au Thialf pour une unique soirée, dans un contexte morose, le gabber ne fait plus autant recette, le nombre de gabber stagne et les DJ manquent d'entrain. Toutefois, le style, résolument orienté industrial, et l'ambiance, dans une mise en scène très poussée : broyeurs, lance-flammes, décor post-apocalyptique, donnent aux organisateurs une grande satisfaction, estimant retrouver l'esprit underground ayant marqué les débuts de Thunderdome23. L'édition en plein air « Thunderdome Outdoor », prévue le 21 août, est elle annulée2. Quant à l'édition organisée le 1er avril 2000, elle est également annulée dans un contexte tendu2. Une contre-soirée, sans le nom de Thunderdome mais reprenant l'esthétique et le sous-titre de la soirée annulée, « Hardcore Resurrection », est organisée au Vechtsebanen d'Utrecht.
Reprise après la césure de 2000 [modifier]


Lenny Dee a été l'un des nombreux participants aux festivals Thunderdome.
Après le coup d'arrêt reçu par Thunderdome en 2000, ID&T relance doucement la machine. Pour les années 2000, l'événement est organisé de manière régulière, alternant une ou deux présences lors de festivals en plein air durant l'été, et un événemetn Thunderdome en hiver. Cette nouvelle périodicité débute en 2001, où Thunderdome, après une participation au Nature One en août44, le premier événement « nouvelle formule » a lieu au Heineken Music hall, le 25 août, accompagné d'un message très clair sur les flyers et sur le site internet : les néonazis et autres extrémistes, à l'origine de l'échec de Thunderdome '98, seront exclus de la soirée10.
En 2002, tout en poursuivant la participation au Nature One en août45, Thunderdome fête ses dix années d'existence et ID&T parvient pour l'occasion à investir le RAI à Amsterdam, performance obtenue suite au regain de renommée conquis par l'organisateur après les succès de Shockers et d'Innercity. La soirée se fait autour de deux pôles, l'un dédié au « oldschool » ? musique 1992-1997 ? avec notamment un « tribute » (en français : « hommage ») à 3 Steps Ahead, alors hospitalisé à cause de son cancer, et l'autre au son innovant, plus « dark », accueillant des figures montantes comme Endymion ou Outblast. L'événement se déroule à guichet fermé, et les 15 000 spectateurs convainquent ID&T du regain de vigueur que connaît la scène gabber11. En 2003, après la désormais traditionnelle participation au Nature One, sur une scène élargie du fait du succès de l'édition 200246, la soirée Thunderdome 2ndGEN se déroule au Jaarbeurs d'Utrecht, le 25 octobre, avec pour thématique l'arrivée d'une nouvelle génération de hardcore. L'événement débute par une minute de silence en hommage à 3 Steps Ahead, décédé peu avant. Un des moments forts de la soirée, la venue en « special guest » du DJ Raymond K, est finalement annulée après son implication dans un trafic d'extasy47. En 2004, le Nature One offre deux soirées successives à la scène Thunderdome48, puis l'événement de fin d'année se tient à nouveau au Jaarbeurs d'Utrecht49. Après le succès de l'édition de 2004 et deux scènes estivales au Nature One50 et cette année-là au Dominator à côté des scènes de Masters of Hardcore et HouseQlassics de Q-Dance51, Thunderdome revient au Jaarbeurs Utrecht pour son édition de 200552. Cette édition marque le dépassement de la barre du million de visiteurs aux soirées Thunderdome52.
En 2006, après la scène au Nature One53, Thunderdome fait de nouveau sa soirée annuelle au Jaarbeurs d'Utrecht54. 2007 est une année chargée, avec trois scènes extérieures ? Nature One55, Mystery Land dont Thunderdome était absent depuis 199856, Q-Base57 ? dont deux en Allemagne et l'événement annuel. D'abord prévue au Jaarbeurs Utrecht le 1er décembre, ID&T décide finalement de réinvestir le RAI d'Amsterdam, comme pour le dixième anniversaire, lui permettant au passage d'aménager trois scènes au lieu de deux. Le 15 décembre 2007, « Thunderdome XV - 15 Years of Thunderdome » constitue ainsi un temps fort de la saga Thunderdome12. En 2008, au plus fort de la deuxième génération gabber, ID&T en revient à faire deux événements dans l'année, au printemps d'abord au Heineken Music Hall d'Amsterdam58, puis en hiver au Jaarbeurs d'Utrecht59, tout en faisant comme chaque année scène de plein air lors du Nature One60. La campagne promotionnelle de l'événement de décembre, d'abord discrète, a fait apparaître dans les rues des villes néerlandaises de plus en plus de stickers, affiches, etc. sur fond jaune, qui ont créé une identité visuelle particulière lors de ce festival59. En 2009, la programmation connaît un nouveau paroxysme, avec deux événements et quatre scènes extérieures, soit autant de séances qu'en 1993. Au-delà des participations aux événements Dominator61, Nature One62, Mystery Land63 et Q-Base64, la « Fight Night » du printemps65 et la « Thunderdome 2009 »66 sont de vrais succès pour ID&T. La Fight Night a été particulièrement travaillée du point de vue de la mise en scène, avec la mise en place d'un ring de boxe au centre de la salle où les DJs venaient mixer l'un contre l'autre, sous forme de « battle ». Quant à l'événement de décembre, « Alles naar de klote » (en français : « "tout en morceaux", mais également "tout dans la chatte" »), son thème est la destruction66.
À partir de 2010, le rythme se calme à nouveau. Deux participations aux événements en plein-air de Nature One67 et du Qontinent68 ? douze ans après le dernier passage du festival en Belgique, ce fois-cis au sein d'un événement Q-Dance ? et un événement en propre au Jaarbeurs d'Utrecht69 se déroulent dans un contexte de relatif reflux de la deuxième vague gabber. Les soirées alternent des programmations industrial, early et hardcore, et le thème de décembre, « Breaking Barriers », vise à faire « tomber les cloisons » entre ces différents styles69.


Logo de l'événement Thunderdome 2012 - The Final Exam, le 15 décembre 2012.
En 2012, l'événement organise la vente des tickets pour Nature One 2012 'You Are Star' (18e édition) qui se déroule par la suite les 3 et 5 août70 sur la Racketenbasis de Pydna en Allemagne71 et incluaient un bon nombre d'artistes notables comme Kasparov, Evil Activities ou encore Bass-D70. Le 15 décembre 2012 marque la dernière soirée organisée au nom de Thunderdome72. En hommage à la première soirée organisée en 1992, elle porte le nom de « The Final Exam », montrant ainsi la fin d'un mythe comme annoncé par ID&T, et est précédée d'une tournée européenne (Allemagne, Belgique, Italie, Suisse)73. Durant cette soirée, le early hardcore a été privilégié et des DJ tels Promo, Lenny Dee ou encore Tieum étaient présents74, tout en laissant également place à la nostalgie et à l'émotion de cette dernière édition75. Car si la scène gabber poursuit son chemin, elle ne sera plus la même désormais16. En date de décembre 2012, un total de 63 « events » se sont déroulés tout autour du monde18.
Compilations [modifier]



Logo issu d'une compilation Thunderdome.
Thunderdome se popularise massivement notamment grâce à sa série de compilations, initialement commercialisées à raison de quatre volumes par an76, qui contribuent fortement à l'éclosion de la scène gabber. Elle a ainsi contribué à la diffusion d'artistes comme The Masochist, Promo, 3 Steps Ahead, Dione et E-Rick & Tactic. La série des compilations Thunderdome débute fin 1992 et début 19935. Originellement, les compilations étaient commercialisées par Arcade Music, partenaire distributeur des productions d'ID&T5. Explorant une autre dimension du concept que les fondateurs d'ID&T créent, un premier album Thunderdome, composé par le groupe The Dreamteam, est commercialisé en partenariat avec le label Arcade Music, et s'écoule à plus d'un million d'exemplaires1,5,24. Le 3 octobre 1992, la première soirée Thunderdome a lieu, tout simplement nommée « Thunder Dome »77.
Dix années auparavant, les compilations house telles que Turn Up The Bass et House Party étaient commercialisées, mais aucune compilation de type hard ne l'était à cette époque2. Peu après le premier événement Thunderdome, ID&T décide de commercialiser le tout premier album Thunderdome. Par la suite, la série des compilations devient un succès jusqu'à sa 25e édition. Au total, 3 500 000 exemplaires ont été vendus dans le monde entier2, la barre des trois millions étant auparavant franchie en 1997, avec Thunderdome XVII, à une époque où quatre compilations sortent chaque année9. En 1998, une tentative pour distribuer la série des Thunderdome aux États-Unis sous le label Arcade America est mise en ?uvre, mais un seul album est commercialisé78. En 2000, aucun album n'est commercialisé, ID&T ayant souhaité faire une pause avec le concept Thunderdome. À partir de 2001, et suite à la cessation d'activité d'Arcade Music, les albums sont commercialisés directement par la section label d'ID&T79 et de 2004 par Universal80. En 2008, la série est prise en main par Dance-Tunes81. En 2002, le 10e anniversaire de Thunderdome est l'occasion de festivités spéciales ; à cette occasion, un CD enregistré en direct82 et un DVD83 paraissent, tous deux intitulés Thunderdome A Decade.
Les compilations ont été dans l'ensemble bien accueillies dans les classements. Les classements musicaux en Suisse recensent un total de onze albums Thunderdome ayant atteint le top 10 des compilations84. L'album Thunderdome X - Sucking For Blood atteint la cinquième place du classement pendant huit semaines consécutives84. Lorsque l'album de Thunderdome est de nouveau commercialisé en 2010, Ben Martijn (un nouveau membre du groupe musical Party Animals) rédige un accueil favorable sur le site FOK! expliquant que « [l'album est] historique et indispensable pour la collection des véritables fans de hardcore 85. » Le site Gabber.no.sapo.pt note positivement les six premiers albums de la série entre 4 et 5 étoiles86,87,88,89,90,91.
Influences [modifier]

Musique gabber [modifier]
En 1993, Welcome To The Thunderdome de DJ Dano utilise une phrase prononcée par Tina Turner dans la version originale de Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre. Il fait partie des pistes disponibles sur le ticket-CD donnant l'entrée à Thunderdome '9321. Cette phrase, « Welcome to another edition of Thunderdome! », est par la suite devenue un slogan, constituant le point d'orgue lors de chacune des soirées Thunderdome. Au vu de la popularité du concept Thunderdome, certains artistes ont fait référence à l'évènement dans leurs compositions. Par exemple, 3 Steps Ahead a intégré le terme de « Thunderdome » au titre de certaines de ses productions, comme This is the Thunderdome et Thunderdome Till We Die (« don't you believe we're in Thunderdome till we die »). Le duo E-Rick & Tactic a fait de même avec ses titres Hardcore Rules The World et Meet Her At Thunderdome.
En 2006, le Welcome To The Thunderdome mis en musique par Dano en 1993 a été remixé par DJ Mad Dog et Tha Playah dans leur titre en collaboration Enter The Time Machine92. Sur sa chaîne YouTube, Promo met en ligne une musique gratuite intitulée TD Is Dead reprenant l'ancienne voix des musiques oldschool de Thunderdome93.

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